Sommaire
À retenir
- Un arrêt peut débuter le lendemain si le médecin le justifie par écrit sur le certificat.
- Respecter le délai de 48 heures pour transmettre le volet employeur et conserver la preuve d'envoi.
- Téléconsultation: prescription ou renouvellement standard limitée à 3 jours depuis le 1er janvier 2024.
- Inscrire sur le volet du certificat la raison et garantir la cohérence avec l'examen clinique.
Une douleur brutale en fin de journée, de la fièvre qui monte ou une impossibilité soudaine de se déplacer : il arrive fréquemment qu’un salarié doive décider rapidement s’il doit cesser son activité et obtenir un arrêt de travail pour le lendemain.
Dans ces situations, la date de début de l’arrêt, les obligations de transmission et les règles propres à la téléconsultation sont des éléments déterminants pour la validité du dispositif.
Cadre légal
La législation française impose que l’arrêt débute généralement à la date de la consultation médicale, mais une dérogation existe lorsque le médecin l’indique expressément sur le certificat.
Extrait pratique : le médecin peut, à titre exceptionnel, prescrire un arrêt dont le début est fixé au lendemain de la consultation si l’état de santé le justifie.
Les délais et les conséquences en cas d’antidatation sont encadrés ; une erreur ou une fraude peut conduire à la suspension des indemnités ou à des contrôles administratifs.

Conditions encadrées
La prescription d’un arrêt commençant le lendemain nécessite une motivation médicale écrite sur le volet du certificat et une cohérence avec l’examen clinique ou les éléments fournis.
La téléconsultation est permise mais son recours est limité : depuis le 1er janvier 2024, un arrêt prescrit ou renouvelé par téléconsultation ne peut excéder 3 jours sauf exceptions clairement définies.
Démarches pratiques
Le salarié doit consulter un médecin dès l’apparition des symptômes et obtenir un certificat précisant la date de début si celle-ci est le lendemain.
Le volet employeur doit parvenir dans un délai de 48 heures ; l’envoi peut être postal ou électronique si l’employeur l’accepte.
- Étape 1 : consultation en présentiel ou en téléconsultation.
- Étape 2 : obtention du certificat avec la date de début indiquée.
- Étape 3 : transmission du volet employeur sous 48 heures.
| Acteur | Délai | Action requise |
|---|---|---|
| Salarié | 48 h | Envoyer le volet employeur ou informer selon le cadre interne |
| Médecin | Immédiat | Rédiger le certificat et préciser la date de début si nécessaire |
Transmission et organisation
Il est recommandé d’informer l’employeur dès que possible, même si le volet n’a pas encore été transmis, afin de préparer l’organisation du travail.
Le non-respect des délais ou l’absence de justificatif peut entraîner des retenues sur salaire selon la convention collective ou le règlement intérieur.


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Impacts pour les parties
Pour le salarié, un arrêt débutant le lendemain peut permettre un repos nécessaire et la mise en place d’un traitement, mais il faut être vigilant sur la conformité administrative.
En cas de contrôle, l’absence de cohérence entre l’état déclaré et l’arrêt peut entraîner une remise en cause des indemnités journalières ou une procédure disciplinaire.
- Santé : priorité au repos et au suivi médical.
- Administratif : respecter les 48 heures et conserver les preuves d’envoi.
| Situation | Conséquence | Recommandation |
|---|---|---|
| Arrêt débutant le lendemain, certifié | Valide si justificatif cohérent | Conserver le certificat et la preuve d’envoi |
| Antidatation ou absence de preuve | Risque de suspension des indemnités | Demander un complément médical ou recours en cas de contestation |
Cas pratique
Exemple : Marie consulte le 10 juin à 19h pour une fièvre élevée et reçoit un arrêt dont le début est fixé au 11 juin.
Elle envoie le volet à son employeur le 12 juin ; la Sécurité sociale reçoit le volet complémentaire et les indemnités sont versées à partir du 11 juin, après vérification des délais.
Exceptions et limites
La possibilité d’un arrêt commençant le lendemain reste exceptionnelle et doit être justifiée médicalement.
Au-delà de 24 heures pour différer la date de début sans justification, l’antidatation est interdite et expose à des sanctions administratives.
Fait clé : la téléconsultation permet des réponses rapides, mais les durées maximales et les conditions de renouvellement sont strictes depuis 2024.
Alternatives et solutions
Lorsque les symptômes sont légers, plusieurs options peuvent être envisagées avant de solliciter un arrêt débutant le lendemain.
Le télétravail, l’aménagement d’horaires ou une consultation rapide chez son médecin traitant permettent souvent d’éviter un arrêt immédiat tout en conservant la santé.
- Aménagement : horaires flexibles ou travail à distance.
- Suivi : rendez-vous en journée pour une évaluation plus complète si les symptômes persistent.
Points à retenir
Un arrêt de travail débutant le lendemain est possible mais doit être clairement motivé et inscrit sur le certificat médical par le praticien.
Respectez le délai de 48 heures pour la transmission au employeur et soyez transparent dans vos échanges pour limiter les risques administratifs.
Si vous optez pour une téléconsultation, tenez compte des limites de durée (3 jours pour une prescription ou un renouvellement standard depuis 2024) et demandez un suivi si nécessaire.
En cas de doute, conservez toutes les preuves (copie du certificat, accusé de réception, échanges écrits) et consultez votre médecin traitant ou un conseiller juridique afin de préserver vos droits et éviter tout litige.
FAQ
Oui, un arrêt pouvant débuter le lendemain est possible mais reste exceptionnel : le médecin doit l’indiquer expressément et motiver par écrit la date de début sur le certificat, en cohérence avec l’examen clinique ou les éléments fournis.
La date de début différée doit être clairement écrite par le médecin sur le volet du certificat avec une motivation médicale, et cette indication doit être compatible avec l’état de santé constaté lors de la consultation.
Le salarié dispose de 48 heures pour envoyer le volet employeur, par voie postale ou électronique si l’employeur l’accepte ; conserver une preuve d’envoi est fortement recommandé pour éviter des retenues ou contestations.
La téléconsultation peut permettre un arrêt commençant le lendemain si le médecin le juge justifié, mais depuis le 1er janvier 2024 la prescription ou le renouvellement par téléconsultation est limité à 3 jours sauf exceptions réglementaires.
L’antidatation sans justification expose à des sanctions administratives, à la suspension des indemnités journalières et à des contrôles ; une absence de preuve d’envoi peut aussi entraîner des retenues sur salaire selon le règlement interne.
Conserver copie du certificat et preuves d’envoi, demander un complément d’information au médecin traitant et, si nécessaire, consulter un conseiller juridique ou saisir les services compétents pour contester une suspension d’indemnités.